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Intelligence économique : une nécessité accessible

Le monde de l’économie et de l’industrie sont évidemment très liés. L’un dépendant directement de l’autre. Cependant, à un certain niveau industriel, il semblerait que ces deux fondamentaux aient tendance à se détacher l’un de l’autre. Nous parlons des PME qui, encrées dans leur activité n’accordent pas réellement d’importance à cette fameuse intelligence économique. Un choix qui pourrait paraître incohérent dans une philosophie industrielle où le souci de la performance reste prédominant.

Cette démarche économique présente une multitude de rôles différents influant directement sur la santé d’une entreprise. Tout d’abord, avec un objectif de protection, car prenons conscience de ce que représentent les PME dans le monde de l’industrie, de véritables cibles ! Les moyens généralement dédiés à la protection des données ou du savoir-faire, sont infimes et par conséquent insuffisants. Dans un second temps, l’intelligence économique a les clés en main pour développer efficacement la productivité et le rendement d’une entreprise. Voici donc deux arguments de choix qui devraient considérablement écarter ces petites sociétés du fléau de .

Tout commence par une collecte d’informations minutieuse adaptée à l’entreprise. Cette tâche bien plus conséquente que la simple surveillance de la concurrence qu’a tendance à effectuer 42% des PME, influe directement sur la compétitivité de la société. L’intelligence économique passe également par un travail de sécurité au niveau des données. Or, il est évident qu’un tel niveau de prestation ne s’invente pas, et des professionnels sont là pour accomplir ce travail colossal. Ce qui implique pour les petites entreprises deux directions envisageables. Soit développer un service en interne dédié à cela, soit faire appel à un prestataire extérieur. Quoi qu’il en soit, entre le coût que cela peut provoquer, et la réticence à confier certaines données à une personne extérieure, les PME peuvent avoir tendance à vite faire le tour de la question au détriment de la valeur stratégique de l’intelligence économique.

 

Indispensable ?

Il reste alors un point à éclaircir afin de prendre une décision d’une telle envergure. L’intervention de cette démarche professionnelle serait-elle un plus pour une PME ou réellement un besoin fondamental à la réussite et la durée de vie de cette dernière ?

Si l’on remonte légèrement l’historique de cette pratique, nous pouvons émettre une hypothèse quant à la méfiance qu’une PME peut avoir à ce sujet. Au commencement, la traduction du terme anglais « competitive intelligence » était « renseignement économique ». Or, le terme de renseignement ne se présentait pas comme ce qu’il y avait de plus rassurant. La perception d’un tel travail n’était pas des plus positives. C’est pourquoi elle est ensuite passée à « intelligence économique » qui prenait un peu plus de distance avec le renseignement si peu apprécié en France. À ce moment-là, les entreprises françaises accusaient déjà un retard conséquent dans ce domaine face aux autres nations européennes conscientes de l’importance et du bienfait de l’intelligence économique. C’est pourquoi quatorze ans après son arrivée en France, le CCSE (Comité pour la Compétitivité et la Sécurité Economique) a été créé en 1994. Malgré cela, la réelle valorisation de cette pratique aux yeux des entreprises privées ne date que d’environ trois années. La connaissance du marché pour appréhender un environnement ne suffit plus, la menace économique est partout.

 

L’information à un prix

Revenons à présent sur la question du coût qui influe malgré tout sur les choix des PME encore dépourvue d’intelligence économique qui attendent de façon légitime un retour sur investissement. Comme pour tout, le service à bas coût existe avec une évaluation à quelques centaines d’euros. Cependant, une prestation sur la durée aurait plutôt tendance à se chiffrer en milliers d’euros pour une année de service. De plus, ce travail se planifie sur un long terme permettant d’éviter de chuter face à une concurrence à l’affut de la moindre information confidentielle. Le principe de retour sur investissement devient alors plus vague et étendu dans le temps. En revanche, une autre approche peut être envisagée. Celle-ci ne concerne pas les notions de sécurité, mais plutôt le gain plus concret que cette veille économique peut permettre. Le fait de se tenir informé sur l’environnement économique de telle ou telle entreprise met en avant un savoir précieux pouvant optimiser le rendement d’une société. Dans ce cas précis, le retour sur investissement se perçoit plus facilement par les chefs d’entreprises.

Dans cette dynamique, des moyens sont mis en oeuvre pour familiariser les entreprises avec l’ensemble des corps de métier jouant un rôle prépondérant dans cette surveillance économique. Experts-comptables, entreprises privées de contre-espionnage, ou même les services publics comme la police ou la gendarmerie et les services secrets de la DGSI peuvent intervenir en cas de litiges. Il est cependant plus efficace de centraliser cette intelligence afin d’agir au mieux et au plus vite en fonction de l’actualité économique.

 

Mise à exécution

Pour cela, la volonté du corps de direction d’une entreprise doit être sans failles afin de monter un tel projet dans les meilleures conditions. Que cela soit en formant un employé en interne ou en intégrant un prestataire extérieur, le plan d’attaque doit être structuré dans un souci de performance accrue.

Tout d’abord, l’analyse des informations disponibles en interne va être mise à jour et exploitée. Cette première étape représente un pourcentage important de données souvent mises au placard et pouvant être utiles à plus d’un niveau à la direction d’une société. Dans un second temps, la phase d’observation de la concurrence se présente sous plusieurs facettes. Bien sûr, la force de frappe proposée par internet est monumentale. De nombreuses possibilités s’offrent ainsi à la veille économique. Cela dit, la surveillance physique joue également un rôle important. Le simple fait de rester impliqué dans le réseau professionnel lors de salons ou autres évènements va permettre de garder un oeil discret sur les agissements et projets de la concurrence.

Ce flot d’informations va engendrer un travail de gestion intelligent afin de tirer la quintessence de ces sources d’information. En découleront des stratégies économiques qu’il faudra ensuite tenir à jour au fil du temps. En ce qui concerne la protection dudit « patrimoine intellectuel » d’une entreprise fragile telle qu’une PME qui représente 50% des intrusions détectées, la sécurité passe d’abord par une vigilance humaine au quotidien.

Ces entreprises étant victimes d’une extrême exposition, l’attention à porter aux paroles et autres actions doit être irréprochable. Les secrets d’une société n’ont pas à transpirer au travers d’une discussion sans intérêt. Nous l’avons déjà mentionné, le risque est partout ! En conséquence, le travail de communication au sein de l’entreprise auprès de l’ensemble des collaborateurs doit être omniprésent. Ce travail de sensibilisation pouvant sembler insignifiant peut avoir une incidence positive non négligeable sur la protection de l’entreprise.

Une dernière phase intervient dans la notion d’intelligence économique, et pas des moindres. La délicate « influence » sur un secteur d’activité. Même si le Lobbying reste à distance des PME, dans un souci d’optimisation d’un domaine, ces dirigeants ont la possibilité de faire entendre leur voix. Que cela soit sur le plan local avec les syndicats professionnels ou ensuite international par l’intermédiaire d’élus, l’unité de certains concurrents d’un même secteur d’activité peut avoir un impact conséquent sur des décisions et autres réglementations pouvant être pénalisantes.

Afin de tirer une conclusion à la suite de cette courte analyse mettant en avant l’importance de l’intelligence économique, il semble évident que dans un objectif de discrétion, de performance individuelle ou commune, ce travail se présente comme indispensable au bon fonctionnement d’une entreprise.

Thomas de Chessé.

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